Courir le Mardi Gras

Courir le Mardi Gras

Quaresme prenant


Le Mardi Gras est un moment particulier dans l’année. Pour les chrétiens, qui se préparent
pour le temps du carême, cela correspond à un moment festif avant d’entamer la période de
jeûne et d’abstinence de 40 jours qui précèdent les célébrations de Pâques, soit du mercredi
des Cendres au samedi Saint.


Les célébrations de la fin de l’hiver sont connues depuis l’époque romaine. Dans la tradition
chrétienne, le carême est une référence aux 40 jours que le Christ a passés dans le désert.
C’est pourquoi il y a obligation, pour les croyants, de manger maigre pendant cette période.
Il semble que la tradition de courir le Mardi Gras prenne sa source dans « la fête de la
quémande » dont les origines remontent à l’époque médiévale en France. Les gens se
costumaient et célébraient les derniers jours gras, tant dans les villages que dans les centres
urbains. Plusieurs villages poursuivent toujours ces coutumes de réjouissances.


On retrouve aussi des mentions de ces célébrations dès les débuts de la Nouvelle-France ; le
Mardi Gras est alors surnommé le « Quaresme prenant », dans le Journal des Jésuites, rédigé
au 17e siècle. Il donnait lieu à des rassemblements où l’on festoyait de belle façon, notamment
lors du Bal du Mardi Gras.


Plusieurs carnavals sont liés aux festivités hivernales ; soulignons le Carnaval de Québec
célébré en février, le Carnaval de Rio, qui a lieu au Brésil du 1er au 9 mars et celui de La
Nouvelle-Orléans, dont les parades commencent dès janvier, pour atteindre un sommet de
festivités dans la semaine précédant le 5 mars. On ne peut passer sous silence celui de Nice,
en France ou celui de Venise, en Italie, célèbre pour ses costumes et ses masques somptueux.


Le Mardi Gras est aussi (et surtout !) l’occasion de manger grassement. À cet effet, de
nombreuses traditions culinaires sont rattachées à ces festivités et se perpétuent de nos jours
dans plusieurs pays d’Europe, tant dans les communautés qu’au sein des familles.


Traditions culinaires d’ailleurs


France


Les beignets, les gaufres et les crêpes sont souvent associés aux mets traditionnels du Mardi
gras. En France, il existe autant d’appellations que de recettes, selon la région où l’on se
trouve. Ainsi, dans la région de Dijon, ces beignets se nomment fantaisies ou gargaisses
(garguesses), tandis qu’à Lyon, on les appelle bugnes. Pour les Alsaciens, ce sont des
roussettes, alors que d’autres régions ont adopté les noms merveilles, pets-de-nonne ou
encore beugnets pour définir cette gourmandise.


Les recettes témoignent d’un savoir-faire culinaire qui se transmet généralement par les
femmes, encore aujourd’hui. Les mères et les grands-mères diffusent ainsi, à l’intérieur du
cercle familial, les secrets de la confection de ces beignets.


États-Unis


En Nouvelle-Orléans, en plus de la riche cuisine cajun, le King cake (qu’il ne faut pas confondre
avec la galette des Rois, même si elle a des airs de famille !) figure parmi les traditions
culinaires du Mardi Gras. Ce gâteau se déguste pendant la période comprise entre l’Épiphanie
(6 janvier) et le Mardi Gras (cette année le 5 mars).


Encore là, il existe plusieurs versions de ce gâteau, qui prend l’allure d’une couronne de pâte,
décorée avec du glaçage de couleur. Le pourpre, l’or et le vert, qui sont les couleurs
traditionnelles du Mardi Gras, représentent la justice, le pourvoir et la foi. On y insère une
figurine ; celui qui la trouve devient le roi ou la reine du jour et se doit d’acheter le King cake de
l’année suivante.


Angleterre


Dans les pays de tradition anglo-saxonne, le Mardi Gras est appelé Shrove Tuesday (mardi de
l’absolution) ou Pancake Day. Vous l’aurez deviné, le mets qui y est associé est le pancake,
souvent distribué par les églises ou autres organismes communautaires. Dans certaines villes
d’Angleterre, on organise même des courses de pancakes.
Bien d’autres traditions existent ailleurs dans le monde, ceci n’étant, bien entendu, qu’un
aperçu des coutumes alimentaires liées au Mardi gras.
Des traditions qui persistent


Au Québec, ces traditions culinaires sont moins présentes, mais demeurent tout de même
soulignées. Ainsi, on peut facilement se procurer (ou fabriquer) la galette des Rois au tout
début du mois de janvier. Les crêpes préparées à la Chandeleur (2 février), qui font toujours
partie du paysage culinaire européen, ont été remplacées, en Amérique du Nord, par une tout
autre tradition un peu plus loufoque, qui est celle du jour de la marmotte. Rien de culinaire ici.


Quant aux traditionnels beignets du Mardi Gras, ce ne sont pas les recettes qui manquent !
Ces beignets sont moins commercialisés au Québec, contrairement aux galettes des Rois qui
se trouvent assez facilement. Autrement, je vous souhaite de connaître quelqu’un qui
conserve ses coutumes culinaires familiales et qui partagera ce bonheur avec vous !


Au plaisir !
Par Caroline Cudia
rédactrice pour Zeste du monde

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