La Noël était toute en beauté

La Noël était toute en beauté

Brin de brioches et miettes de rabougris, c’est bien Mère Noël que l’on apercevait là, le long de la clôture, tout près de la grande grange à cadeaux, toute esquintée, en marge de la semaine de préparations, des multiples et nombreux à-côtés nécessaires à l’élaboration de la mise en place d’un bon traiteur. Miss Noël avait gagné son combat en l’arène aux lutins, elle avait bien succédé au Père. C’était de gaité de cœur qu’il laissait sa place pour la Grande Fête de toutes les Noël. Dans le Grand Nord des traiteurs de Montréal et des environs, tout allait pour le mieux !

Faut dire qu’elle, la jolie mère de toutes les joues rouges de ce monde, savait depuis bientôt 17 ans l’existence de cette grotte-silo d’Alibaba du Nord, où sont regroupés l’ensemble des assaisonnements de toute sorte, des serviettes, des plastiques, des ustensiles de métal, de bois et autres, des rouleaux d’emballage de protection, des en-cas et toute la famille des regroupés et disparates nécessaires de papier-carton à ce que tout soit fin prêt, prêts à l’infamie notable d’une société d’appauvris de l’après-25, donc tous les convives selon l’année de leur naissance, le pays dont ils originent, la distance facturée par Père Noël-le-livreur pour arriver à bon port, etc… 

Elle était en beauté Mère Noël… comme chacun et tout le monde sait, malgré les incongruités statutaires de décembre et des plus récentes heures de labeur. Le Père, lui, ne voyait justement pas combien de travail elle avait accompli pour surgir en tout-sourire durant le dernier mois… quand la bise fut bienvenue de tous. Et tous les lutins ronronnaient à vue d’œil, avant le début de la journée, ce jour-là, à 4 h précises, sentirent le pas se crisser puisque les Ho ! Ho ! se changèrent en Hi ! Hi ! quand le chat tout endormi sorti enfin du sac de Tout-en-Tout. À ce moment-là de la pénombre, Mère Grand haute de plus de Trois-Pommes s’interrogea sur les milliers de choses qui pouvaient lui manquer, la quantité d’instruments de maintes sortes précises les plus variés qui lui feraient défaut au traineau.

« Brin de Brioches, se redit-elle à pas feutrés mais aussi pour reprendre l’entame de ce blogue, il vaut mieux penser que rien ne me manque… que de panser à ce que tout me manque. »

Comment allait-elle donc figurer l’océan de nécessités, en comparaison à la mer de tous les manquements et nécessités. « Je devrai tout compter en me fiant aux lettres de l’alphabet, en m’assurant que rien ne me manque - Holà, me répéterais-je ? - en associant chacune de ces lettres à la quantité de choses dont j’ai besoin. »

Pour les A, des abaisses aux abats en passant par les abattis… Fallait ne pas crier aux andouilles parce que l’anguille allait à contre-sens. Que l’amourette avait omise les cordons de la bourse-baluchon. Que l’appareil, l’araignée et les aromates faisaient bon ménage. Ouf ! Sans se badigeonner de babeurre ou de badiane dans le bain-Marie, pour ne pas affoler la basse venaison. C’est ainsi que la c.a.s. et la c.a.c. en furent plein le canapé. Et Dieu sait combien de C s’ensuivit. Autant que débrider, décanter, décortiquer, déglacer, dégorger, dégraisser, délayer, dénerver, dépecer, dépouiller, désarêter, dessaler, dissoudre, dorer et dresser ont tous en commun la lettre débutante D… À condition d’avoir délaver le Doggy Bag jusqu’au dessert…

Ladite Elle - cela dit…, la Fée devenue Mère et Reine des Neiges – avait qualifié les quatre premières lettres de l’abécédaire sans en perdre 18 seizaines suivantes. Ou si peu. Et elle continua sans coup férir, bien qu’elle connût tout ce qui se rapporte à la cuisine, à l’ordonnance des repas, à l’art d’apprécier et de déguster les mets. Elle se sentit donc au nirvana quand, toute heureuse et plus grande que la forêt des biens aimés…, elle apprécia avoir atteint la dernière lettre des 26.

« Je n’aurais jamais cru que tous les marmitonnes avaient besoin de tant d’outils pour faire le meilleur traiteur en ville, dit-elle de la Mère au Père, comme s’il avait oublié que la nouvelle société des femmes-Mères de Noël-féministes savaient déjà qu’il y avait moins d’hommes que de femmes sur terre. Normal… la mère des lutins avaient la foi de toute une série d’entre-elles, d’autant plus que les lutines-lutins avaient gagné en force, en musculature - pas trop gros les muscles, tout de même – et s’étaient assujettis les désirs formidables du Pays du Nord.

« Je crois avoir rempli la première partie de ce mandat de Noël, dit-elle à il. Et comme je l’avais dit précédemment, je serai prêt pour Noël 2017, faute de quoi tout le monde me le rappellera bien avant le début de l’an prochain. »

Comme à toutes les ans (or donc, les années. Car la société du Pôle Nord gagne à faire reconnaître ses seuls droits et gauches féminins), toute la mécanique engendrée par des milliers de lutins tous en regards hardis, et ragaillardis. Comme des jeunes adolescents du primaire et secondaire ayant repris le goût aux sports et affamés aux exercices de toute sorte. Tant pour se mettre en forme et faire perdre ces damnées kilos (pas des livres mais les 2,2 livres des kilos : Mère et Père Noël voulaient faire perdre des kilos et non des livres, ceux-ci sont dorénavant pour la lecture… Car perdre du poids va tellement bien avec l’apprentissage de la lecture. Foi d’alphabet !

Tout à coup, le courriel provenant du Grand Nord avait allumé la sonnette du cellulaire du Zeste du monde, devenu un immense pain d’épices de tous les genres et collerettes. Nous étions dans l’Avent ! Et tous les enfants riront bien pour longtemps !

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